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sarah
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MessagePosté le: Jeu 18 Mai - 15:08 (2017)    Sujet du message: Romans m/m Répondre en citant

Bonjour. Je poste une pitite histoire
J'aurais besoin d'avis éclairés, si vous avez le temps de lire ce qui suit, n'hésitez pas a laisser vos critiques. Le but étant de savoir si je continu ou non. Que ce soit l'écriture, l'histoire ou les descriptions, ne vous gênez pas. Toutes critiques est bonne a prendre.
Excusez moi d'avance si vous y avez perdu votre temps. Bonne journée( ou soirée).





xX- Cet été, sur ce bateau... -Xx

( 1° partie )



Il déteste les grandes villes touristiques. Ce genre de ville côtière où leurs propres citadins se sentent étrangers au sain même de leurs citée. Ils changent leurs habitudes, leurs rythmes de vie. C'est comme s'ils avaient dus abandonner leurs droits aux touristes. Ils sont utiles avouons le, mais cet afflues de personnes modifie considérablement les cultures et modes de vie autochtone. Là où l'entre-aide régnait, le profits personnel s'est imposé. Il ne débarque que rarement dans ce genre d'endroits. Il n'a pas quitter sa "civilisation" pour la revivre ailleurs. D'habitude, il s'arrime dans de petits ports, dans les village de pêcheurs. Il visite paisiblement, découvrant un mode de vie plus saint, plus calme. Les êtres humains peuvent se montrer tellement bon. Il y a huit mois à présent, il a comme qui dirait "craqué". Métier stressant et désespoir amoureux ne font pas bons ménages. Après une courte réflexion ou plutôt un coup de tête, il a tout vendu, tout quitté. Il a pris la route, sans un regard en arrière. Sans se poser de questions, juste une certitude; partir le plus loin possible d'ici. Partir, l'oublier et surtout vivre sans se préoccupper du lendemain, seulement du présent. Les plans sur du long terme ne sont qu'illusions, ils finissent toujours pas disparaître.
Mais là tout de suite, il a était forcé par soucis logistique de s'ammarrer dans cette immense port. Entre les grands navires de plaisances loués avec tout l'équipage et de trop gros bateaux de pêches par rapport aux bancs de poissons de la région. Pas le choix, c'est le jour des News, comme il aime le proclamer. Il s'est plus ou moins obligé à reprendre contact avec la civilisation une fois par mois. Vérifier ses mails et appels manqués. Peut nombreux. Pour cause, seul son anciens supérieur possède ce numéro. Il ne voulait pas que la nostalgie puisse se joindre à son périple, son introspection. Son ancien patron lui a tout appris du métier. Ils ont bossé ensemble des années, depuis ils sont resté très liés. Tel un père et son fils, ce dont ils ont manqué tout deux. Il lui a donné sa parole de le contacter tout les mois, sans exeptions, le même jours. S'il ne rassure pas l'Ancien, celui ci risquerait de débarquer pour lui botter les fesses, où qu'il se cache. Il lui l'avait répété avant son départ, et cet homme tiens toujours ses promesses.

Après quelques courses et une visite rapide de la ville, il se décide enfin a appuyer sur le bouton Power de son ordinateur. La connexion et lente, mais vu le panorama, on ne peut pas se plaindre. S'il doit choisir entre la fibre et cette vue sur un océan aussi claire, la réflexion ne sera pas longue. Sa boite mail est bien remplis. Des pubs, des réductions et encore des pubs... Là quelques messages lui sautent aux yeux. Son Chef! D'ordinaire, l'unique message date de la veille, conseillant une heure d'appel acceptable face aux décalages horaires. Mai là y en a plusieurs, de dates assez espacées. Il ne lui en faut pas plus pour l'inquiéter. Le plus ancien a été reçus il y a seize jours :

IMPORTANT,
Appel moi dés que tu vois ce message

Il espère sincèrement que le mot important était surévalué. Il sait d'avance que l'appel sera une épreuve pour ses tympans. Quand le vieux grinche on l'entend à des kilomètres. Il croise les doigts pour que le prochain mail lui apporte quelques détails sur ce futur sujets de discutions. Se faire engueuler d'accord, mais savoir pour quelles raisons c'est mieux. Le suivant est arrivé il y a six jours, ce qui annonce déjà des nouvelles plus fraîches :

Appel moi et prévois ton retour

Cette phrase lui glace le sang. C'est l'Ancien lui même qui lui a conseillé de se changer l'esprit, se mettre au vert. De passer un peut de temps à la campagne, pas à l'autre bout du monde certes, mais il n'avait pas trouvé l'idée idiote. Quelque chose de grave a dût se produire pour qu'il lui ordonne de rentrer au pays. San laisser le chargeur remplir d'avantage sa mission, il prend son portable et appel le seul contact de son répertoir : Bondelli. La première sonnerie se fait languir, les suivantes semblent interminables. L'attente paraît sans fin, à chaque réapparition du bip son angoisse augmente. Une voix lointaine répond enfin, lui demandant un instant. Vus les quelques vociférations qu'il perçoit, son chef devait être dans un entretient auquel il vient de mettre fin assez brutalement. Il est très bourrus, il peut même faire peur. Mais il est d'une intégrité à toutes épreuves. Il ne tarde pas à revenir en ligne, se raclant la gorge, on pourrait croire qu'il tente de choisir ses mots.
_Je suis heureux d'avoir enfin de tes nouvelles, Maxime. J'espère que tes vacances se passaient bien.
_Sa pouvait allez jusqu'au quart d'heure précédent. Je viens de voir vos mails. Ils sont plutôt flippants, si je peut me permettre.
_Ils le sont. Tu es où?
_Entre l'océan Indien et le Pacifique.
_De l'autre côté du globe... Il faut que tu rentre de suite. Il y a eu un problème...
_J'imagine, sinon nous aurions une discussion sur un ton plus joviale. Il se passe quoi en faite?
_C'est Ricki, il a été porté disparus depuis une vingtaines de jours.
_Comment ça? Vous l'avez retrouvé, il va bien?
_Non, il ne va pas bien. On a découvert son corps il y a 6 jours... Je suis désolé. Son enterrement aura lieu demain.
_De quoi est ... Qu'est ce qui s'est passé...arrive a articuler Max, sa gorge commence a se paralyser, son panorama se trouble.
_C'est un homicide, je ne peut pas t'en dire plus; comme ça, au téléphone.
_Il paraît évident que je ne pourrai pas être... présent demain... Pouvez vous... déposer deux lys blancs, s'il vous plait. Je vous rappelle dés que je suis rentré au pays.
_Je suis vraiment navré, si tu as besoin de quoi que se soit, n'hésite pas. Tu peut me contacter à n'importe quelle heure.
_Merci, murmure t-il avant de raccrocher. Il reste bouche bée, fixant l'écran de son portable, l'impression de ne plus rien comprendre. Espérant que tout ça ne soit qu'un cauchemar.

Il avait réussit à tourner la page, Ricki n'était plus le centre de ses préoccupations. Il avait soigné la plaie béante qu'il lui avait gravé. Ce fût difficile mais les rencontres qu'il a fait lui ont permis de réfléchir, de se remettre en question. De percevoir malgré les horreurs visibles à chaque minute, que la vie est belle tant que nous le déciderions. Il a tellement changé au cours de ces dernier mois, ses pensées, ses sentiments. Et là en un éclaire tout s'effondre. De vieux souvenirs remontent à la surface. Presque une trahison de les avoir mis aux oubliettes. L'amour, la colère, l'incertitude, toute ses émotions ressurgissent faisant passer son voyage révélateur pour une chimère. Il s'en veut, il regrette tant de paroles et d'actes. Il voulait s'en excuser à son retour. Il ne pourra plus jamais. Il ne le reverra plus jamais...

Les jours qui suivent ne sont qu'une succession de déplacements entrecoupés d'escales interminables. Bateaux, trains, avions, taxis, tous les moyens de locomotions pour un seul trajet. Un temps considérable pour réfléchir. S'enterrer dans les méandres de la mémoire. Tous ses gestes sont machinales. Le corps humain est capable de déclencher le pilote automatique dans certaine situation extrême. Pour Max, ça en est une. Il n'avait pas pensé à son retour, pas une seule fois. En aucun cas il n'imaginait le vivre en de telles circonstances. Il se voyait revenir, irradiant son entourage du bonheur qu'il ressentait, mais ce sentiment s'est envolé très loin. De plus il réalise qu'il n'a plus grand monde a irradier.

*
* 2 *
*

Le revoilà dans son pays natal. Il devrait ressentir une émotion, un semblant de plaisir; mais rien. Au contraire, il a l'impression que l'air y est irrespirable. Il n'y a personnes autour de lui mais il se sent comme compressé dans une boîte de sardine. Son patron lui a donné rendez-vous dans un petit bistrot. Le point de reliment habituelle d'un passé pas si lointain." Le Bavard, un petit bar comme on en fait plus", disait toujours le vieux. Rien n'y a changé d'ailleurs, sauf la serveuse. Il a suffisamment d'avance pour lire quelques canards de différents genres, histoire de se remettre dans le bain. Rien de bien différent, les gents sont toujours aussi fous dans la région. Infanticides, violes et ficelages de petits vieux. Pas de grands changements dans les comportements. La société nous rend tous dingues, chacun à notre vitesse. << Les nouvelles n'ont pas changé, toujours aussi écoeurantes. Comment va Maxime? >>. Il lui faut moins d'une seconde pour reconnaître la voix dans son dos. D'un bond il répond à l'accolade qu'on lui offre et dont il a tant besoin. Après tout, il n'a plus personnes d'autre maintenant. Pas doué pour se faire des amis et aucune famille connu, juste lui. Son vieux patron.
_ Ca pourrait être mieux. Vous allez bien, vous? Toujours pas remarié?
_ On change pas les bonnes habitudes. Et toi, ton intermède avait-il été fructueux? Tu avait réussi a faire retomber la pression?
_ C'était un univers parallèl. Un mode de vie presque utopique, pas toujours, mais en général c'était cool. On peut dire que j'ai redécouvert l'humanité. J'y ai fait de belles rencontres, pas mal d'européens qui eux aussi avaient besoin de passer du temps de l'autre côté de la planète pour se sentir en paix. Ironique, n'est ce pas? Enfin c'est se que je ressentais il y a peut, fini-t-il par soupirer.
_ En tous cas tu as bien meilleur mine qu'a ton départ. Super bronzage, j'espère que tu avais mis de la crème solaire. Je te botte le cul si tu chope un putain de cancer.
_ J' te remercie de t'inquiéter de mon petit cul, mais, si ça ne te dérange pas, j'ai besoin de détails. Sur... Sur Ricki... j'ai du mal a y croire, ça paraît surréaliste. Mon seul espoir et que tu m'avoues une mauvaise blague... Mais c'est pas trop ton genre.
_ Non c'est pas mon genre, désolé. Ricki travaillait sur un dossier compliqué, très compliqué. Des businessmen et politiciens qui utiliseraient des moyens plus que douteux pour arriver à leurs fins. Même moi j'ai du mal à avoir tous les détails de l'affaire.
_ Il s'est peut être un peut trop rapproché de la vérité... Il avait peut être même trouvait des preuves. C'est une... c'était une véritable fouine... Y a t-il des chances pour que la maison sois quelque peut pourris, que des renards aient infiltré le poulailler?
_ Normalement non. Je n'en sait pas plus.
_ Est ce que je peut être envoyé sur l'enquête de la mort de Ricki?
_ Je m'attendais à cette demande. Je regrette c'est hors de question. Tu es beaucoup trop impliqué émotionnellement. Je te rassure, ils ont mis du monde sur son dossier, de bons gars. Mais j'ai une proposition pour toi. Prend la suite de l'affaire sur laquelle bossait Ricki. Je te prévient d'avance, c'est compliqué et dangereux, tu risque d'y laisser pas mal de plumes.
_ Il n'y a aucun suspect en corrélation avec son affaire en cours? Moi, c'est le premier dossier que je vérifierai.
_ Justement, seul un enquêteur peut être sur ce dossier, celui ci étant prioritaire. Tu comprend rien ne doit le perturber. Le genre secret qui doit le rester. Ceux qui enquête sur le décès de Ricki n'ont même pas eues le dossier en main, même pas un résumé. Donc ils se concentrent exclusivement sur son passé.
_ Vous voulez que je reprenne son affaire car vous pensez que je pourrai y trouver son assassin, ou bien par ce que vous voulez garder un oeil sur ce dossier? Là, j'ai comme un doute.
_ Les deux, je t'avoue. Un amis m'a demandé un agent de confiance d'une intégrité absolu. Et je suis persuadé que Ricki a perdu la vie à cause de cette histoire. Il est prêt à te rencontrer dés que possible, il t'en dira bien plus que moi.
_ Où? Et quand? Je ne pourrai pas me regarder dans une glace si je ne le fait pas.
_ Avant tout, je veut que tu me promette une chose, n'imagine aucunes trahison possible. Quoi qu'il se passe, ne fait pas justice toi même. Ne te met jamais en danger pour une preuve, un prélèvement ou je ne sais quoi d'autre. Je ne veut pas te déposer des fleurs à toi aussi. Fait le pour moi, pour Ricki, il ne voudrait pas te voir en prison ou trop tôt à ses côtés. Donne moi ta parole.
_ Même si je trouve le meurtrier sans avoir l'ombre d'une preuve?
_ Surtout. Regarde moi dans les yeux et promet-le.
_ Je ne me vengerai pas. Je ne franchirai pas la ligne, promis Maxime avec le plus de conviction possible.

Quelques jours plus tard, il arrive sur son nouveau territoire. Nouvelle ville, appartement meublé plus que suffisant, et bientôt des collègues tout neuf. C'est l'amis du Chef qui lui a tout préparé sur un plateau d'argent. Du billet de train aux premier loyer de l'appart. Il ne l'a pas encore rencontrer, il n'a toujours pas vus ce fameux dossier. Le flou total. Il apprécie les surprises en général, mais celle là commence à lui peser sur l'estomac. Il doit s'occuper les trente-six prochaines heures, depuis son retour son esprit est plus qu'encombré par de mauvais rêves, de mauvaises idées. Une phrase du Vieux revient sans cesse également : " Ne te fait pas justice toi même ". Il a promis mais une voix aux fond de lui ricane, elle sait qu'il aura du mal à ne pas ôter la vie de cet assassin. Il n'a jamais approuvé la loi du Talion, mais à cet instant elle lui paraît si saine. Cet homme a mis fin à une vie qui recherchait une justice égale pour tous. Qui rêvait d'un pays où les habitants puissent vivre sans craintes, sans regarder derrière eux par soucis de sécurité. Supprimer une telle existence retire tous droits à cet homme. Cet être ne mérite pas de respirer.

*
* 3 *
*

Aujourd'hui est un grand jour. Il va enfin rencontrer son supérieur directe. Un rendez vous peut banal dans le métier, mais habituel pour Max. Un café dans un coin perdu. Le genre qui était là avant même la ruelle, c'est elle qui s'est construite autour. Si il n'avait pas ut un descriptif, il aurait mis un moment à trouver. Une petite porte sombre, aucun panneau, de petites fenêtres trop fumées pour y jeter un oeil indiscret. Un établissement à l'ancienne, dont l'existence ne peut être connus seulement par les initiés. La Clairière. Il se demande bien d'où provient le nom vu la localisation. Un rez-de-chaussée dans de vielles pierres absorbées par la ville. Même les mauvaises herbes ne poussent pas dans les parages. En réfléchissant y avait peut être un parc ou un truc du genre avant. Qui sait, avec l'urbanisation galopante tout disparaît. Il reste un instant hébété en poussant la porte, surpris par se qui se trouve derrière. Un salle immense ouverte sur un jardin tout aussi grand et luxuriant. Le décor lui fait penser à un country club mixer avec une galerie d'art moderne. Epurée sur les lignes mais très cosy. Sans oublier la tenu du serveur qui s'avance droit sur lui avec son parfait gilet rouge à boutons doré. Il lui propose un renseignement, il a vaguement l'aire mal à l'aise en lui quémandant sa carte de membre. "J'ai rendez vous avec Mr Privot". Le garçon le regarde de la tête aux pieds, lui demandant enfin de le suivre.
Après quelques minutes de marche, le guide l'abandonne devant un petit salon où un vieil homme parle tous seul face à la baie vitrée. Max patiente un instant ne voulant pas déranger celui qui sera son futur chef. L'homme le remarque et lui fait signe de s'installer de l'autre côté de la table. Il parle boulot tout en détaillant le nouveau venu. Rien ne transparaît dans son regard. Maxime commence même a se sentir gêné, se gars le met mal à l'aise.
_ Excusez moi. Le travail, vous connaissez. Procureur Emmett Privot. Je vais aller droit aux buts. Vous êtes Gamon Maxime. Tout juste revenu d'un congé sabbatique, vous seriez intéressé par cette enquête. Le commissaire Bondelli vous a recommandé pour ce poste dangereux dont ni lui ni vous n'avez aucun détail. Etes vous sain d'esprit Officier Gamon? trancha t-il sur un ton loin de l'ironie.
_ Oui, autant que le reste du monde je présume. Je vais passer un test? Par ce que je n'ai rien révisé et je voudrai vraiment en connaître d'avantage sur ce poste.
_ Plus ou moins. C'est un dossier très compliqué. Les personnes qui travaillent dessus y ont consacré beaucoup trop de temps pour que je laisse un inconnus tout faire déraper. Tout est compartimenté. Votre mission sera surtout de l'observation. Vous aurez accès à certains détails et d'autres non. Juste ce dont vous avez besoin rien d'autre. Vous n'aurez pas le droit de bouger sans mon autorisation, je ne veut pas entendre parler d'initiative. Je serai votre seul interlocuteur et bien entendu un ordre est un Ordre. Il se peut que je vous demande de rogner quelques un de vos principes. Il faut vivre le pire pour apercevoir le meilleur. Bondelli devrait vous avoir prévenu mais je tient à bien vous faire comprendre. C'est un merdier dans lequel vous allez sauter à pieds joints.
_ Je l'avais bien compris et comme vous pouvez le voir, j'ai pas bougé. Il ne vous reste plus qu'a me donner mon poste, les pièces et dossiers liés à cette enquête. J'espère juste avoir toutes les compétences requises pour cette mission, assure Maxime.
_ Je comprend l'intérêt de Bondelli pour vous. Vous commencez à me plaire, continuez sur cette lancée. Je passerai vous les déposer moi même demain en fin de journée. Ainsi nous pourrons en parler plus librement. Vous aurez besoin d'un sens de l'observation et d'une patience à toutes épreuves pour les jours à venir alors reposez vous. Je ne vous retient pas plus longtemps. A demain, lança t-il en lui tendant la main.
_ Je pense que vous avez l'adresse. A demain, bonne journée.
Il se lève et retrouve le chemin de la sortis tout seul, presque penaud. Il marche doucement sans faire attention au décor, comme embrumé. Il ne s'attendait pas à une entrevue si expéditive. Il se sent floué, escroqué. Il n'a rien appris de plus sur l'enquête qu'il vient d'accepter à l'instant. Ce procureur à du talents, il a noyé l'entretient de détails qui ne concernent pas réellement l'objet même du dossier. Maxime ne sait toujours pas si il sera sur le terrain où plutôt genre bureau, grand aire où écouteurs et clavier. Il en sait autant qu'avant son rendez-vous. C'est à dire rien. Il sent que les prochaine vingt-quatre heures vont lui paraître longues. Mais sa première impression sur son nouveau supérieure lui plait. Il lui rappel le Vieux en un peut moins grincheux.

Max rentre se reposer, comme on le lui a conseiller. Soirée plateau repas en tête à tête avec sa télé, évitant soigneusement les chaînes d'infos. Le but étant de se vider la tête et non de se la prendre encore plus. Il attendait d'avantage de sa rencontre avec Mr Privot, quelques indices ou pistes. Ca lui laisse un petit goût amer, une vague frustration. Seul point positif : demain il saura tout, enfin ce qu'on voudra bien lui révéler. La télévision ne tarde pas à le regarder dormir, ses yeux ne se rouvriront qu'en milieu de matinée. Sa nuit ne fût pas si reposante, sursauts, sueurs froides, gestes incontrôlés sur le matelas. Des cauchemars qui ne laisseront aucun souvenir au réveil, juste une grosse fatigue, une sensation d'oppression.

*
* 4 *
*

Le Procureur débarque vers dix sept heures. Les mains presque vides, juste un vieux cabas. Il s'attendait à le voir apparaître les bras chargés de cartons, mais non. Soit le dossier est plus que maigre, ou tout a été numérisé. Il croise les doigts pour la deuxième option. Maxime l'invite dans son salon, lui proposant un café, une bière ou un truc à manger. Privot ne refuse pas la bière prétextant que la séance sera longue. Il commence a étaler des photos et quelques notes manuscrites sur la table basse. Maxime ne tarde pas à s'assoir en face de lui, son regard survolant vaguement les documents attablés.
_ Merci Gamon. Comme vous le voyez il n'y a que peut de traces sur cette affaire. Votre prédécesseur me faisait des rapports oraux. Il prenait quelques notes, mais il n'en reste pas grand chose. Donc je vous expliquerai tout ce que je sais et je m'occuperai de vous transmettre les infos que vous me demanderez.
_ Sans vous manquer de respect Monsieur le Procureur, ça ne sent pas trop la légalité tout ça. Je vais faire quoi exactement?
_ Ne vous inquiétez pas Gamon, tant que vous suivrez mon commandement vous serez couvert, hors initiative de votre part bien entendu. Qui vous sont interdites, je vous le rappelle par la même occasion. A présent vous travaillez au sein d'une vaste équipe entièrement compartimenté, vous ne devriez croiser aucun de vos collègues. Chacun d'entre vous travaille sur une face particulière d'un dossier pleins de ramifications. Votre mission sera surtout de la surveillance, de la récupération et transmission d'informations. Vous enquêterez sur une organisation criminelle, surtout sur l'une de leurs filiale. De jeunes prodiges qui grimpent rapidement l'échelle sociale grâce à des financement plus que douteux. On ne veut pas s'occuper de toute leur organisation, on ne récupère que ce dont nous avons besoin. En l'occurrence Faltin Zoryn, qualifié de Fidèle aux sein du milieu, il est dans l'extorsion, la corruption. Il est en liens avec des politiciens, de grands hommes d'affaires, des entrepreneurs... Du beau monde pour un jeune de son âge, surtout quand l'on découvre son passé. Au niveau légal il règne déjà sur un large busness, une grosse entreprise de Btp, des clubs implantés sur tout le territoire et un large portefeuille d'actions. Tout ça sans aucune arrestation, il est blanc comme neige. Souvent cité mais seulement en tant que suspect. Pas l'ombre d'une preuve, surement grâce à l'appuis de ses hommes. Pour commencer, Kraus Lenny. Il ont monté ensemble une entreprise de construction, les affaires ont été fructueuses. Ils ont souvent remporter d'énorme contrats dans des circonstances louches. Mais jamais rien n'a pus être prouvé... Ensuite un troisième larron s'est invité. Loukov Milos, apparus d'ont ne sait où, il est vite devenus très proche de Faltin, qui lui a laissé la gestion d'un gros club. Celui-ci, c'est l'homme de l'ombre. Il se tape une bonne part du sale boulot mais toujours proprement, aucune trace. On pense qu'il a participé a quelques enlèvements qui ont mal tourné pour se que nous sachions. Vous avez un dossier plus détaillé sur chacun de vos suspects. Votre rôle est de fournir un maximum d'indices sur leurs vies, un genre d'emploi du temps. Pour qu'ensuite nous puissions faire tomber leurs supérieurs avec un cheminement de preuves de la tête à la base de la pyramide. On pourra tous les mettre derrière de jolis barreaux. Voici leur photos, des questions? demande t-il en étalant trois clichés volés avec un agrandissement sur le visage de chacun. Il observe les réactions de Max et remarque que celui ci bloque sur la dernière photo.
_J'ai l'impression de l'avoir déjà vu quelque part ce Loukov? Il n'apparait dans aucunes affaires dans d'autres régions, ou sur l'Europe?
_Pas à notre connaissance, mais nous avons un trous de six ans dans son cv, donc on ne sait pas grand chose.
_Ca ressemble plus à du travail de détective privé. Si c'est juste de la surveillance et des prise de notes, pourquoi avez vous eu besoin d'un remplacement?
_On a une taupe au sein de l'organisation, il monte son propre dossier avec des preuves directes. Lorsque le moment sera venu il leur explosera dans les mains. Malheureusement ils ont remarqué quelques coïncidences, des équipes de surveillances en places avant même leurs arrivés. Le stresse est monté, la paranoïa s'est montrée. Martinez était l'agent de liaison, le seul a connaître l'indic. Il était une genre d'amarre pour lui, pour éviter qu'il perde pieds. Le corps de l'un des hommes de Faltin à était retrouvé et Martinez a disparus quarante huit heures plus tard. Son corps est apparus une quinzaine de jours après, dans les mêmes circonstances que la pluparts des corps que nous espérons leurs relier. Ils ont une façon bien à eux de signer leurs oeuvres.
_Ils pourraient avoir tué votre indic et le flic qui le suivait. Vous avez des nouvelles de votre homme?
_Non, aucunes. Voilà pourquoi nous avons besoin de quelqu'un pour reprendre la suite.
_Quoi, je doit me présenter et attendre que l'un d'eux me fasse signe?
_Vous allez les suivre, les épier. Si il est encore à son poste il vous remarquera. Au pire des cas, vous n'aurez que votre rôle d'enquêteur. Ne cherchez pas à le rencontrer s'il reste anonyme, je ne veut pas que la chasse aux sorcières recommence... Mais je préférerais vous savoir agent de liaison. fini t-il par sourire.
_Je doit vous faire des rapport? Où, comment?
_Je vous contacterai, si besoin vous avez un numéro pour les urgences, les cas de conscience. Laissez moi y un message si il faut, je suis le seul a y avoir accès. Je vous rappel qu'aucune initiative n'est autorisée. Si vous voyez l'un d'eux sur le point de commettre un meurtre, vous ne bougez pas. Vous n'êtes qu'un simple observateur sur cette enquête. Ce n'est pas très déontologique mais l'on ne peut supprimer qu'une seule branche, on doit déraciner l'arbre entier. Gardez cette image en tête.
_La face obscure de la justice n'est ce pas. Voir ce genre de chose m'écoeur , j'avoue. Mais quand je vois ce dont certains criminels sont capable je me dit que ça rétablis un peut la balance...
_Je vous avez dit que c'était un merdier, il n'y a qu'en côtoyant le plus sombre qu'on aperçois la lumière. Profitez de votre week-end pour potasser vos dossier et si il vous manque des donnés faite moi une liste.

Privots disparus aussi vite du salon qu'il y était apparus. La tête de Max va exploser. Un énorme amas de données s'entrechoquent dans sa caboche. Il imagine Ricki observant la monstruosité de ses hommes sans aucun pouvoir d'action, à longueur de temps. Ca devait le ronger de l'intérieur. Si le corps retrouvé était son indic, il pourrait bien avoir craqué, s'être fait repérer. Ont ils essayer de lui faire balancer le nom de la taupe, pour vérifier leurs actes, pour se rassurer sur la sécurité du groupe? Elle est peut êtres encore en vie. Ca fait beaucoup de points à éclaircir pour avoir un semblant de vérité. Il avait trop bon coeur, que foutait il sur cette mission?

*
* 5 *
*

Il est neuf heures trente, il émerge enfin. Sa nuit n'a pas était aussi reposante qu'il ne l'aurait espéré. Il a préféré attendre le lendemain pour mettre réellement le nez dans les documents qui l'attendent patiemment. Commencer à tête reposée. Malheureusement pour lui, il a passé ces dernières heures a rêver de vieux souvenirs, d'étranges cauchemars. Sa rencontre avec son nouveau coéquipier, l'agent Martinez. Il ne pouvait pas le piffrer, trop souriant, trop jovial. Ca le dégouté, le mec ne se levait jamais du mauvais pied. Il s'énervait de temps en temps, mais ne perdait jamais le control. Petit à petit son ressentit s'est transformé en admiration. C'était un très bon flics. Rapidement les collègues sont devenus de très bon amis. Puis il a revécu le jour où maladroitement il a tout fissuré. Les mois qui suivirent furent compliqués, sombres et électriques. Plus aucune discussion, les seuls qui naissent finissent en batailles rangées. Vient le moment où Ricki lui a annoncé sa mutation, cette dernière fois où il l'a vu. Son imagination lui a concocté quelques scénarios de lui se faisant torturer et assassiner, histoire de clore sa nuit de sommeil. Un goût très amer lui reste en bouche. Rien à voir avec le fait qu'il ne se soit pas encore brossé les dents, non. Ce goût qui nous reste dans la gorge par regret. Quand l'on pense qu'une situation aurait pus être différente, avec des "si". Si il s'était métrisait, Richard n'aurait pas demandé son transfert. Il serait toujours en vie, encore ensemble peut être. Se réveiller avec ce genre de phrases en tête vous plombe une journée. Max va avoir du mal à se changer les idées, il a plusieurs dossiers à éplucher. Il y aura surement des annotations manuscrites. Son écriture, sa réflexion. Il se prépare un thermos de café et se met à l'aise pour les prochaines heures.

Il ouvre la première pochette, la plus épaisse. Un vague sommaire apparaît, on dirait un exposé de collégien, bien loin des documents qu'il avait l'habitude d'observer. Une feuille blanche avec quelques lignes centrées. Un nom et une date, sauf un inconnus mais qui lui aussi a sa date. La page qui suis le met dans l'ambiance. L'ouverture d'une enquête pour acte de torture et assassina.
Découverte d'un corps submergé depuis plusieurs jours, identifiée au nom de LEBLOIS Ethan. Jeune courtier en bourse disparus treize jours avant la découverte de son corps par une joggeuse. Aucun casier, le genre bien sous tout rapport, en tout cas en apparence. Aucune pistes, ses employeurs n'avaient aucunes mauvaises notes à lui reprocher. Mais survivre à plusieurs jours de tortures, se faire ficeler dans du barbelé pour finir noyé dans une rivière n'est pas la fin imaginée. A l'évidence, Ethan avait bien dus énerver quelqu'un pour subir un tel châtiment. Peut être un truc genre délits d'initié, Max ne connaît rien à la bourse. Pas habitué a cette sphère et encore moins à son vocabulaire. Il espère sincèrement que ce n'est pas le sujet de son enquête. Quelques photos et un plan de la zone où le cadavre a été repêché son joints.
La page suivante n'est pas plus gaie. Un corps retrouvé après une vingtaines de jours de submersion. Identification réussi grâce au dossier dentaire, le corps devait être dans un état de décomposition avancée pour en arriver là. PHILBERT Frédéric, marié avec deux enfants en pleines croissances. Un promoteur de la capitale qui avait était porté disparus par ses proches, un voyage d'affaire aux cours duquel il n'a jamais donné de nouvelles. Chose inhabituel aux yeux de la famille. Les seules indices laissés à sa secrétaires sont le nom de l'hôtel, son jour de retour et surtout son heure d'arrivé à la gare, pour qu'un taxi l'attende. Il était très excité par ce déplacement, ce rendez vous pouvait a lui seule changer l'avenir de sa société entière. S'agrandir, toucher plus de contrats sur le territoire entier. Le genre d'énorme contrat qui ouvre un tas de portes, même des frontières parfois. Il a bien pris possession de ses clefs, posé ses valises, puis ressortis à vingt heures quarante trois, surement pour diner. Sa carte magnétique n'a pas était réutilisée depuis. L'informatique a du bon quand il ne tombe pas en panne. Son corps a été retrouvé au fil de la même rivière, toujours après un passage à tabac terminé par une noyade.
Après quelques gorgées de café Maxime se décide à tourner la page. Troisième nom : MATHIEU Aimeric, porté disparus à la suite d'une partie de poker avec des amis. Sa fiancée ne l'a jamais vu passer le seuil de leur appartement. Fils d'une famille aristocrate, il a très vite décider d'investir dans le monde de la nuit. Au lieu d'y dilapider son argent il préfère prendre celui des autres. Parie réussis, il ouvre plusieurs clubs très selects et se fait vite un nom dans la haute sociétée. Aucun ennemis connus, il est très apprécier, le genre déconneur. Juste quelques arrestations pour conduite en état d'ivresse et une plainte pour agression physique. Au cour d'une rixe sur la terrasse d'un bar, il aurait par inadvertance écrasé sa bouteille sur le crane d'un autre. Classé sans suite. L'alcool fait toujours des ravages. Aucune piste pendant sa disparition et encore moins après la découverte de son corps, repêché par un navire de plaisance. La pluparts de ses os était brisé, ils n'y sont pas allés de main morte. Complétement défiguré, peut être de la jalousie, ils était plutôt beau gosse ce jeune prodige. Bien entendus, de l'eau a été retrouvé dans ses poumons, on ne change pas les bonnes habitudes.
Plus de suspense pour la quatrième feuille, il a une vague idée de ce qu'il va y lire, comme un refrain. Le corps d'une femme de 25-30 ans. Sa dépouille fût également découvert sur les rives enroulée de barbelé, mais sa mort est un peut différente. Ils ont utilisé l'arme la plus redoutable, la plus abjecte, le viol. Elle a était tabassée bien sure mais ils l'ont achevé d'une balle dans la tête. A t-elle bénéficié d'une grâce pour sa féminité ou juste un peut plus de chance dus aux contextes? Personne n'a signalé sa disparition, elle ne manque apparemment a aucun citoyen. Un nom a finis par être inscris sur son dossier. ACCANTI Séréna. Une jeune escorte girls qui n'a pas donnée de signe de vie. Elle se révèle connus dans le métier, des tarifs onéreux, elle n'était pas à la portée de toutes les bourses. Aucun ennuis ou ennemis connus, pas de souteneur, elle bossait seule. Les pistes et indices sont vraiment très rares, voir inexistants sur toutes ces affaires. A première vue, rien ne la relie non plus à Faltin ou l'un de ses acolytes.
La suivante est presque vierge, celle dédié à l'inconnus. Le corps a bien entendu était trouvé sur l'une des berges de cette maudite rivière. Il n'est pas resté longtemps immergé. Même si son temps passé sous l'eau était moindre que les autres, son corps est dévasté par les coups qu'il a subis. Ces empreintes digitale n'ont pas pus être récupérés. Il avait d'anciennes cicatrices de plaie par balle et les doigts mutilés, mais ça ne datait pas d'hier, il se les ai volontairement brulé ou il a eu un accident bien étrange. Ce dossier est étrange. Un homme sans identité, Max à l'impression d'être dans un film. Il n'y a rien d'autre de mentionné. Juste quelques lignes qui mettent fin à la vie d'un être humain. Des parents ont perdus un enfants, ils ne le sauront surement jamais.
La page qui suit, la dernière, capte toute son attention. L'affaire la plus récente avant la disparition de Ricki. La découverte du corps de KARMENIAN Stéphen. Ce nom apparaît dans beaucoup d'affaire de stup, sans jamais aucune preuve ni témoignage qui puissent le faire tomber. Il était chargé en communication pour l'entreprise de BTP de Faltin. D'après ce dernier, c'était un employé model, jamais d'erreur, mais il restait très mystérieux sur sa vie personnel. Il a disparus du jour au lendemeain, sans laisser de traces et ce n'est autre que son employeur qui a averti la police. Son corps a était découvert sur les rives de cette sombre rivière une dizaine de jours plus tard, dans un sac, entouré de barbelé. L'autopsie révèle une longue torture, ses organes internes ont éclatés ou sont recouverts d'hématomes. Les fractures sont omniprésentes, presque sur chaque os. Il a vraiment passés une sale fin. Ce n'est certes pas un enfant de coeur, mais personne ne mérite se genre de traitement. Il est passé de prédateur à proie, la question est pourquoi?

Leurs seul point commun est la mort cruelle qu'on leur a imposé. Couteaux, battes de base-ball et surement challumeaux pour finir étouffé par les flots. Faut vraiment être timbrer pour faire endurer ce type de supplices a chacune des victimes. Chaque cadavres portent des marques uniques. Comme pour éviter une routine qui par horreur pourrait bien s'être installée. Les mots de Privot "signer leurs oeuvres " lui reviennent en mémoire, ils ont tous us le même traitement, la même fin. Sa correspondrait presque au mode opératoire d'un tueur en série, mais pour l'instant les victimes son trop différentes. Une question lui traverse l'esprit, sont elles toutes ici, où d'autres se cacheraient elles encore eau fond de l'eau? Cette réflexion lui fait froid dans le dos. Combiens sont ils, encore retenus par ses bras. L'agent Martinez ne figure sur aucune fiche, pourtant lui aussi a succombé à ces monstres. Les photos de la rivière, des sac et même du barbelé utilisés côtoient celles des corps, là, étalée devant ses yeux. Son cerveau lui montre l'inimaginable. Il y voit Ricki, partout.

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* 6 *
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Il s'attaque enfin à la seconde pochette, les principaux suspects. En commençant par l'homme soupçonné de tout diriger, FALTIN Zoryn. Jeune d'une trentaines d'années de nationalité Slovaque qui s'est fait connaître des services pour des voles à l'arraché ou sur étalage en 1999 pour la première fois. Il n'a donné aucun renseignement, présumé orphelin, il a était confié aux autorités. Quelques mois plus tard, il refaisait son apparition dans les rues. L'escalade de la délinquance a perduré, les années suivantes il est nommé dans plusieurs affaires de trafiques en tous genres. Jamais inculpé.
En 2003, la justice le soupçonne d'appartenir à une organisation criminel encore inconnu sur le territoire. Il se serait imposé sur le marché des drogues dures en un temps records. Une enquête fût menée pour découvrir d'où provenait les fonds utilisés pour les achats et en encore plus, qui pouvait fournir autant. Il avait envahie le marché avec une came bon marché et très pure. Les recherches n'ont rien données. Faltin est passé de novice a professionnel en un rien de temps et pour cause, au cour d'un voyage dans son pays natal il aurait fait de bonnes rencontres. Aucun détail supplémentaire sur cette escapade qui a changé son avenir.
2007, sa vie prend un nouveau tournant. Il change de secteur d'activitée. Il ouvre son premiers club avec l'aide d'investisseurs privés, finissant par la même occasion par disparaître du collimateur des stup qui ne le lâchaient plus. Il s'éprend de son nouveau business à fond, il reste du bon côté de la ligne. Même pas une contraventions, rien. Il s'était rangé a première vue.
En 2009 il monte une entreprise de BTP en association avec KRAUS Lenny. Elle pousse comme un champignon mais apparaît également sur des enquêtes pour pratiques anticoncurrentielle, allant même jusqu'à la corruption, mais la DGCCRF(répression des fraudes) n'a pas réussie à monter un dossier. Le petit FALTIN devient un jeune entrepreneur dont le nom commence à être connus de tous, surtout des élites de la région. Les contrats et investissements pleuvent. Depuis, son nom n'apparait plus dans aucune investigation, pourtant beaucoup de services le gardent dans leurs radars.
Au cours de l'année 2013, il agrandit son empire nocturne, un nouveau club. Le plus grand de la région, qui très vite devient le rendez vous de toute la région. La concurrence grince des dents, mais tout est fait dans les règles. Un seul point noir vient entacher son ascension, il est suspecté dans la disparition de MATHIEU Aymeric. Homme de 34ans, il avait la main mise sur les jeunes fêtards dépensiers jusqu'au débarquement de FALTIN. Ils eurent une altercation verbale quelques mois avant sa disparition, mais MATHIEU était connus pour ses débordements. La liste d'ennemis potentiel est longue, ce n'était pas un enfant de coeur non plus. Même les requins finissent par se faire dévorer. Sans mobiles, preuves ou témoins, rien ne le raccroche à cette disparition. C'est un as du nettoyage, il ne laisse jamais aucune traces de son passage.
Un CV en bonne et dû forme, Max comprend que Ricki se soit si investit dans cette enquête, laisser un gars comme ça s'en sortir devait le mettre hors de lui. Le dossier est mince. Un nombre incertain d'affaires ou d'accidents ont étrangement arrangé son biseness surtout ces derniers mois. Les corps retrouvés sont un fait mais il se pourrait que d'autres victimes soit encore a découvrir et peut être à relier. Il n'a même pas de rival qui pourrait gentiment baver quelques indices, le nom de FALTIN a tendance à faire perdre la vue, la mémoire et même la parole. Max compte bien faire chuter ce soi disant intouchable.

Il s'attaque au suspect suivant. La photo qui accompagne ce dossier le trouble de plus en plus. Il est sure de l'avoir déjà rencontré. Une vraie gueule d'ange, aux traits du visage d'une telle finesse qu'il a du mal à quitter l'image du regard. Ces yeux surtout le perturbe, malgré le manque de clarté sur leurs couleur. Mais sa mémoire n'est pas très coopérative, il ne sait pas d'où ni quand mais il reste persuadé qu'ils se sont croisés auparavant. Il finira bien par s'en souvenir, espère t-il.
Ce nom lui dit rien non plus, LOUKOV Milos. Il fait ses premières apparitions aux vus de l'état en 1998 pour de petits larcins, vole à l'arraché et en magasin. Il s'est fait prendre à l'âge de treize ans, orphelin de nationalité Tchèque et il a était envoyé en foyer d'où il s'est volatilisé.
Il finit par réapparaître quelques mois plus tard dans une histoire de braquage à mains armées. Là, il ne s'agissait plus de portefeuilles tirés ou d'épiceries dévalisées mais du casse d'une grosse bijouterie. De quoi se faire un bon paquet de billets si on sait s'y prendre. Ils n'y sont pas allés les main vides, avec des pistolets à plomb ou du factice, non, des fusils d'assauts, rien que ça. Il a passé un cape qui ne permet aucun retour en arrière. L'alarme s'est déclenchée, ils ont foiré leur coups, ses complices ont disparus plus vite que la lumière. Le jeune Loukov s'est retrouvé seul face à un agent de police qui tout comme lui le tenait en joue, mais pas avec le même genre d'arme. Bien qu'aucuns coups de feu ne furent entendus, l'issus aurait put être dramatique.
L'agents arrivé en premier sur les lieux est catégorique dans son rapport. Après quelques instants de réflexion, Loukov a commencé a communiquer avec le peut de français qu'il métrisait. D'un calme olympien il lui a expliqué se qui se passerait dans les prochaines minutes. Sans trembler, ni hésiter, il lui dit qu'il ne voulait pas tuer. Qu'il allait décharger et poser sa kalach. Qu'il ne fallait pas lui tirer dessus, qu'il allait juste se coucher aux sol. Le policier avoue que sa panique a largement augmenter à la vue du sang froid dont ce gosse faisait preuve. Le suspect a attendus son aval et s'est mis à l'oeuvre dés le feu vert. Lentement il a extrait le chargeur et la balle déjà en chambre, posait l'arme pour s'allonger face au sol les mains sur la tête. Sagement comme si il l'avait fait des milliers de fois. Le suspect a était très coopératif.
Pendant sa garde à vus, il n'a pas était bavard mais toujours respectueux. Il avour son crime mais maintient avoir agit seul, sans aucun soutient ni aide extérieur. Il prévoyait d'écouler les bijoux aux fils des mois à droite et à gauche. Il explique même avoir trouvé la kalachnikov derrière une poubelle dans une ruelle. Une imagination débordante dont il ne démord pas, même face à la vidéo-surveillance qu'il pense être la bande annonce d'un film. La bande montre trois personnes cagoulés visé le personnel au fusil d'assaut et vider les présentoirs. Ils lui propose un allégement de peine si il donne les noms des autres participants, mais rien n'y fait. Il s'obstine, il était seul.
Loukov sera finalement accusé et acté coupable de vol à main armée, cinq mois avant qu'il ne fête son quatorzième anniversaire. Face à ses antécédents, au déroulement du crime et de son arrestation, le juge se montre clément. Il est placé en centre de détention pour mineur et repassera devant la cour à sa majorité pour définir le reste de la peine. Celle-ci pouvant monter jusqu'à sept ans de prison ferme si il ne trouve pas le chemin de la droiture à cinq ans avec sursis. Il ne fait plus parler de lui, s'acclimatant parfaitement à son nouvel environnement. Les éducateurs de son centre chante même ses louanges. A sa majorité, il repasse devant le juge et ressort avec cinq années de sursis. Loukov Milos est à présent un homme nouveau et libre. Ensuite il disparaît totalement, plus aucune trace administrative de son existence.
Il fini par faire son apparition en 2013 aux côté de FALTIN Zoryn. Sortit de nul part, il réussit rapidement à trouver de la place. D'abords maçon, il passe rapidement gérant d'un club, puis d'autre viennent s'y ajouter. En l'espace de quelques mois il parvient a se hisser en haut de la chaîne alimentaire à la droite du pire requin du milieu. Un retour prodigieux à la surface. Malheureusement, son nom a aussi commencé a ressortis dans certaines affaires. Rixes, rackettes et quelques petits trafiques, mais tous ceci reste pure supposition, aucune preuves ou témoignages ne pourrait l'identifier. Juste la rumeur d'un nouveau qu'il ne faudrait mieux pas croiser.

La 3ème et dernière partie concerne KRAUS Lenny, elle ne rassemble que peut d'éléments. Des suppositions et quelque petits détails. Sa vie passée est complètement inconnus, inexistante. Des recherches à l'échelle européenne n'ont rien données. De nationalité Slovaque, il a fait son apparition sur le territoire en 2007 à l'âge de 25 ans. Sortit de nul part il a rapidement fait son nid. Les stups l'ont suspecté de gérer le trafique de drogues pour FALTIN, ils se sont pourtant acharnés mais rien. Aucun revendeurs interpellés, aucune trace téléphonique, de véritables magiciens. Son nom est rapidement connus, surtout dans le milieu, personne ne sait rien et aucun n'abordent le sujet "KRAUS" en cour de discussions.
L'année 2009 est signe de changement, il suit le mouvement en s'associant avec FALTIN. Une entreprise de BTP en née. Son rôle se cantonne plus a gérer les chantiers. Il se fait remettre aux ordres par la DGCCRF pour concurrence déloyale, juste un petit rappel à la lois. Mais pas de quoi le mettre hors circuit, derrière de jolies petits barreaux.
En 2011 son nom refait surface dans une histoire de corruption. Un pot-de-vin pour obtenir un gros contrat, un ensemble d'immeubles résidentiels de standing. C'est un promoteur qui aurait fait ouvrir l'enquête. Malheureusement rien de concret ou solide, comme trop souvent aucunes preuves. KRAUS s'en sort sans égratignure, le contrat toujours en main. Après ça, il s'est fait discret. Pour autant, les théories dans certains locaux de police ont continué a se dessiner.

Max reste sur sa faim. Il a l'impression d'avoir lus la fiche présentation des personnages d'une mauvaise séries télé. Le genre qui vous poussent à applaudir les méchants tant leurs prouesse sont parfaites. Ils s'en tirent toujours, on pourrait penser à une erreur judiciaire. Là, il n'a sous les yeux qu'un dossier vide alors que tant d'enquêtes ont était ordonnées. On connaît l'histoire mais impossible de la prouver. Ca lui file des aigreurs d'estomacs. Ces enfoirés doivent se fendre la poire en deux quand ils se racontent leurs anecdotes policières en soirée.
Il passe sa soirée dehors a marcher, essayant de digérer les sentiments que sa lecture lui a offerte. Classant les informations que son cerveau a emmagasiné. Il va devoir les trier, essayer de repositionner les pièces du puzzle. Même si les charges sont majoritairement abandonnés, elles n'en restent pas moins des éléments d'investigations. Il ne faut rien laisser aux hasard. Plus motivé que jamais, il utilisera tout les moyens possibles pour leur couper les ailes. On ne peut pas survoler les lois impunément.

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* 7 *
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Un doux balancement le berce délicatement, au rythme des vagues. Un clapotis régulier et quelques craquements marquent le tempo. Une brise traverse la pièce, mais elle n'en modifiera pas la température. L'air humide est iodé sans que l'odeur ne pique les narines. Malgré la chaleur il ne brûle pas. Difficile de se motiver dans un tel environnement, tout l'écosystème pousse a se prélasser, profiter paisiblement. En milieu de journée, seul les activités à l'abri du soleil sont supportables. C'est comme ça sur ce coin de la planète. Il s'oblige a ouvrir les paupières. Déçus de c'être déjà éveillé, il est bien forcé d'admettre qu'il a prit du retard. Il ne veut pas passer sa nuit à naviguer, ça peut s'avérer dangereux aux alentours de certaines côtes.
Se servant de ses bras pour se redresser, sa main frôle un corps chaud qui émet un petit grognement. Il est là. Allongé, entièrement nu, avec comme seule parure, un drap agrippant l'une de ses jambes. La vision d'un tableau de maître, dans une demie obscurité parfaite pour souligner la musculature de son dos et le galbe de ses fesses. Il dort paisiblement, ses épaules se soulèvent, accompagnant chaque inspirations. Il admire, enregistre silencieusement le spectacle de cet adonis aux cheveux d'ébène. Comme un enfant qui ne doit toucher qu'avec les yeux, il se retient de tendre la main. De caresser cette peau au bronzage dépareillé. Il se réveillerait, se retournerait pour ouvrir ses yeux sur lui. Et là, il ne sera plus question de lever l'encre. C'est exactement ce genre d'action qui a doublé le temps de sieste. Dure dilemme. Il se ravise, ils auront tout le temps une fois arrivée à destination. Le plus doucement possible il s'extirpe du lit, enfile un caleçon. Il le dévore des yeux une dernière fois, par accès de pudeur il remonte le drap jusqu'aux reins avant de lui déposer un baiser sur l'épaule. Il déguerpit rapidement de la cabine avant de changer d'avis et de lui sauter dessus. Il a presque un regret en tirant la porte.

Le vent est parfait, il n'a pas besoin d'allumer le moteur. Il observe l'horizon, de l'eau à perte de vue et à bâbord, la côte qu'il longe à distance. On distingue même quelques bateaux en plissant les yeux. Il a vérifier le trajet, même avec le retard accumulé si le vent leurs reste favorable, ils arriveront avant la tombée de la nuit. Il espèrent qu'aucun touriste n'a spolier son emplacement. Il est resté amarré quelques jours là bas sans jamais croiser un signe de passage récent ou de civilisation. Un coin de nature vierge, mise à part de ses pas. Il croise les doigts. D'ici quelques heures de navigation, il devrait avoir l'île en vue. Il le réveillera juste avant. Qu'il puisse voir ce point grossir jusqu'au moment où il y posera les orteils. Il est venu de ce côté du globe pour voir la nature, son souhait sera exaucé. Ils ont prévu des vivres pour 3 jours, les rêves ne durent pas éternellement. Ils seront bien obligés de reprendre leurs routes. Du bruit le sort de ses pensées. La porte coulissante donne du file à retordre à celui qui tente de s'extirper de la cabine. Elle cède enfin dans un crissement que Max s'applaudit de ne pas avoir fait retentir à sa sortie. Il découvre le paysage, avant d'arrêter son regard sur le barreur. Il le fixe en souriant, son fin regard laisse entrevoir une partie de ses yeux. Ces yeux si claire qu'ils paraissent blanc craquelés de turquoise. Une teinte dont seul dame nature a le secret. Il se sent comme hypnotisé, l'impression d'y être aspiré, de chuter.

Maxime se réveille en sursaut. Il transpire à grosses gouttes. Son rythme cardiaque fait des montagnes russes, sa respiration est saccadée. Il se redresse pour s'éclaircir les idées. Ce n'était pas un rêve, non. Il a déjà vécus cette scène, des souvenirs de vacances, de son break exactement. Ces instants qu'il aurait souhaité bloquer en une boucle sans fin, comme dans ce film sur le réveil d'une marmotte. Qu'ils recommencent encore et encore, pour les savourer à l'infini. Son petit paradis flottant; il l'avait presque oublié. Vu les circonstances, il s'en veut d'avoir rêvé de ça. Comment son cerveau peut penser à ce Greg dont il n'arrive pas à se souvenir les traits du visage. Il s'avoue avoir complètement succombé, imaginant même avoir croisé son âme-soeur, pourquoi pas. Mais il savait dés le début qu'il ne le recroiserait jamais, un simple intermède dans leurs vies respectives. Alors que Ricki a fait partie de sa vie et n'y réapparaîtra plus. Il a été assassiné, de plus pendant que lui se promenait tranquillement aux grés des flots faisant gaiement de nouvelles rencontres. Il s'en veut tellement, les remords lui en donne la nausée. Il aurait préféré rêver de Ricki, même de leur dernière engueulade, aussi triste soient elles.

Il patiente en observant les passants dans la rue, attendant une heure convenable pour appeler le procureur Privot. Il ne peut pas lui imposé ses levés ultras matinaux. Surtout pour ce qu'il va lui demander. Il veut le dossier sur la disparition et le meurtre de l'agent Martinez avec le résultat des constatations du légiste. Il sait qu'il va le regretter, mais il veut savoir exactement ce qu'il a vécus avant de mourir. Il a besoin de savoir. Rien que d'y penser, il a les larmes aux yeux. Il veut aussi plus de détails sur Karmenian. Etait il sur des enquêtes en cours, sous surveillance? Il a tellement de questions. Le temps est maussade, rien de tel pour empirer sa mélancolie. La journée va être longue, il le sent.

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* 8 *
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La veille Prévot lui a donné rendez vous dans cet établissement, celui de leur première rencontre. La Clairière n'est pas bondé, quelques tables seulement. Un groom vient à sa rencontre. Ce n'est pas le même que l'autre jour, mais il le dévisage de manière identique. Quelques minutes plus tard, il se retrouve à la même place que lors de sa précédente visite. Le procureur est là, observant le journal sportif avec intérêt. Il le plie en le voyant arriver.
_ Gamon, comment allez-vous? Vous êtes très ponctuel.
_ Bien, merci. C'est une qualité m'a t-on dit.
_ Je ne pensai pas vous revoir aussi rapidement. Je présume que vous avez pris connaissance des documents que je vous ai déjà porté. Vous êtes déjà partit sur le terrain?
_ Non pas encore. Comme je vous l'ai dit au téléphone, il me manque des documents. Tout d'abords je manque d'information sur Karmenian et ensuite je voudrai avoir accès à l'enquête sur l'agent précédent, Martinez Richard.
_ Pour Karmenian, j'ai bien peur de vous avoir tout transmis. Il n'y avait aucune enquête en cour, les rares fois où il a était suspecté, il s'en ai sortit blanc comme neige. De plus il semblerait qu'il se soit assagie ses derniers mois.
_ Et vous ne savez vraiment pas si oui ou non il était votre taupe? Au vue du dossier, tout laisse penser que c'était votre indic et qu'il n'est plus de ce monde. Il était idéalement placé, en contact directe avec la direction. Votre indicateur n'avait pas une assurance pour vous faire transmettre les comptes rendus et preuves en cas de pépin? Je trouve ça abberant.
_ Cette dernière option était prévue. Malheureusement il n'était en contact qu'avec l'agent Martinez, ils ont pris ces dispositions entre eux. Moi même j'était garder à l'écart. Je le regrette amèrement croyez moi. C'était peut être Karmenian, ou peut être un autre qui à l'heure qu'il est, continu de jouer son rôle serrant les fesses pour que l'état ne l'abandonne pas. Vous comprenez? Si il n'est plus, votre surveillance aura servi a constater leurs rencontres, leurs allez et venus. Dans le cas où notre homme subsiste, il verra que l'ont ne l'a pas oublié, qu'il peut continuer sa mission. Que nous comptons et veillons sur lui. Vous comprenez, le questionne t'il une dernière fois d'un ton qui pourrait paraître implorant si son regard n'était pas si dure.
_ Je ne compte pas l'abandonner non plus. La solidarité devrait être innée chez l'homme. Je vais commencer les surveillances demain, si il me voit, il tentera une rencontre avec un peut d'espoir. Il me faut rapidement l'enquête sur l'agent précédent.
_ Là nous allons avoir un petit problème. Les agents en chargent de l'enquête ne connaissent pas l'existence de celle-ci. Vous n'y trouverez rien auquel vous raccrocher. Ils ne peuvent même pas faire le lien avec nos victimes, vue qu'elles ne sont pas répertoriées.
_ Dans ce cas, obtenez moi le rapport du légiste.
_ Impossible, l'inspection des services pourrait trouver ça louche. Et entre nous, je pense pas que ce soit une bonne idée. Vous pourriez vous comparer à lui, comme si vous partagiez le même destin. Qu'aviez vous besoin de savoir?
_ Ce n'est pas... si important que cela. J'imagine qu'il a reçus le même traitement que les autres, finit-il par articuler en fixant la table.
_ Malheureusement, ils n'ont pas changé leurs habitudes. Aviez vous d'autres questions?
_ Je vous appellerai si j'en ai, il se lève, se préparant a lui serrer la main, pressé de sortir respirer.
_ Prenez ceci, il vous sera utile. Au revoir Gamon, lui répondit-il en lui tendant une sacoche de cuire bien lourde.
Max attend la sortie pour fouiller le sac. Un appareil photo avec plusieurs jeux de lentille et trois cartes mémoires trainent au fond. Rien n'est plastifié, a première vue, il n'est pas l'unique utilisateur de ce matériel. Par reflexe en rentrant il essaye les trois cartes, elles sont toutes vierges. Il est déçut, il espérer intérieurement que Ricki est eût tout ceci entre les mains. Pourquoi pas des photos qu'il aurait put prendre avec, qu'elle soit de l'enquête ou non, une de la taupe aurait été sympas. Il a la sensation d'oublier progressivement son visage. D'être revenus les mains vident n'arrange pas son humeur. Il ne sait rien de plus, ni sur l'enquête de Ricki ni sur la taupe, il prit pour qu'elle soit toujours en vie. Les indics ont la vie dure mais leur fin l'est encore plus.

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* 9 *
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Il fait un peut froid, mais c'est mieux que d'étouffer, surtout dans une voiture. Pour sa première sortie, il a choisis leur seul activité diurne, la boîte de BTP. Le siège de l'International du Bâtiment. Il peut y croiser deux de ses cibles, autant commencer par là. Les locaux sont neuf, bien entretenus, aucune baies vitrées ne permet à Maxime de surveiller l'intérieur. Il n'a plus qu'a patienter. Il est 11heures, si Faltin ou Kraus sont présent, ils finiront par montrer le bout de leurs nez pour aller déjeuner. Aucune entrée, ni sorti, même pas un livreur. Les ouvriers de chantier ne doivent jamais mettre le pied ici. Le temps passe à vitesse réduite. La porte s'ouvre enfin. Une jeune femme en tailleur sort en verrouillant les portes derrière elle. Apparemment, il n'y a plus personne dans le bâtiment. Elle est partie à pied, elle ne s'absentera pas longtemps. Elle revient avec un paquet, son repas surement.
Vers 14 heures, une jolie berline allemande se gare à quelques mètres. Un homme qu'il reconnaît immédiatement en sort, visiblement de mauvaise humeur. Kraus semble pressé, la fermeture automatique de sa voiture n'a même pas fini de clignoter qu'il a déjà franchit la porte d'entrée. Les minutes passent, puis les heures. Max attend.
15h30, top départ. Kraus se laisse apercevoir avant de disparaître dans sa voiture. Maxime commence la filature. Il est tendu, ça fait un moment qu'il n'a pas fait ça. Par précaution il s'éloigne au maximum de lui, il préfère le perdre que se faire repérer le premier jour. Le trajet le conduit à un chantier, surement des immeubles. Il le voit descendre, accueillit par deux ouvriers. Ils partent tous trois en discutant. Max reste dans la voiture, scrutant avec l'appareil photos pour observer sa cible.
Il réapparaît avant 17h, le visage plus décontracté. Il repart dans les méandres de la ville. L'agent Gamon continus sa filature avec quelques sueurs froides, mais fini toujours par le retrouver. Il se retrouve à l'entrée d'un lotissement résidentiel. Max continu plus loin, il ne peut pas risquer de se retrouver à faire un demi tour juste devant Kraus. Il se gare et attend une demie heure environ. Il va faire le tour des boites aux lettres. Bingo, il est bien rentré chez lui. Maxime ne va pas attendre qu'il ressorte. Ce n'était qu'une première entrevue en quelque sorte, le voir en chaire et en os. Il va rendre visite aux deux autres, mais avant tout, il va devoir rentrer se faire une beauté.

Il est 22 heure quand il arrive enfin devant le plus gros club de la région, le dernier qu'ils aient ouvert, Le CamerLéon. Donc celui où il a le plus de chance de croiser Faltin ou Loukov surtout un jeudi soir. Le bâtiment sur trois niveaux est une ancienne concession automobile, qui après une faillite, obtient une seconde vie en bar-discothèque. Pour l'instant seul le secteur bar est ouvert, ça ressemble plus à un pub. Max commande un demi et s'instal dans un angle qui lui offre une jolie vision sur la salle. Il les cherche du regard, mais rien. Il espère un voir un avant que le dj sorte sa musique. Lui reste plus qu'a patienter.
La clientèle ne vient pas des bas quartiers, ils ont les moyens. La fête bas son plein, les autres salles sont ouvertes depuis une bonne heure. Maxime à l'impression que les gents apparaissent en un clin d'oeil, sortis de nul part. Il se décide à retourner au bar pour la troisième fois, avec toute cette bière, sa vessie ne va pas tarder a se faire entendre. Mais un gars qui reste dans un bar, a regarder les autres un verre vide devant lui ça a tendance à attirer l'attention, rendre suspect.
De retour dans son coin, il vérifie n'avoir loupé aucunes de ses cibles, et recommence a attendre en buvant de mini gorgées. Une chance pour Max, la musique n'est pas trop mal et de bon danseurs offrent un petit spectacle. Un groupe de personne attire son attention. Il en croit pas ses yeux. Faltin traverse la salle. A l'opposé, un homme semble l'attendre, à côtés d'une table déjà bien garnie en bouteille et demoiselles. En se concentrant, il reconnaît Loukov. Il a les deux d'un coup. Il a bien fait de venir ici ce soir. Maxime les observe tout la soirée, ils boivent et discutent avec de charmantes jeunes femmes. Deux autres hommes sont avec eux, costume de marque, ils ressemblent à de jeunes investisseurs. Faltin semble être aux petits soin avec eux pendant que l'autre s'assure de remplir les verres.
Les clients commencent a partir, il se fait tard, le soleil va finir par se lever. Les danseurs se sont calmés, seul quelques irrésistibles continus à s'agiter sur la piste. Les deux invités semblent eux aussi décidés à quitter leurs banquettes. Escortés bien entendus par leurs nouvelles amies. Maxime ne bouge pas, il profite du moment pour observer ces deux loustics. Faltin déambule en maître. Il marche d'un pas décidé, il ne doit pas être du genre à douter, sauf des autres. Une sensation étrange le prends lorsque qu'il fixe Loukov. Cette démarche, cette façon de se tenir, il a vraiment l'impression de l'avoir déjà croiser, mais il n'arrive pas à savoir où. Des lumières s'allument, il est l'heure de partir. Max suit les derniers fêtards, il s'arrête là pour aujourd'hui. Après tout sa mission ne fait que commencer.


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* 10 *
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L'air matinal océanique lui pique le visage. Il y a beaucoup de vent en ce moment, les côtes de la région sont balayées par de courtes tempêtes. La différence de température entre jours et nuits s'en ressent. Maxime aime ces petits rappels que la terre nous fait de temps à autre, nous montrant qu'elle reste la force principale ici bas. Il a passé la soirée dans un village, célébrant une fête dont il ignore encore tout. Mais il s'y est bien amusé, il ne refuse jamais une invitation, c'est malpolis. Ils lui ont proposé le gîte mais il a préférer rentré à pied. Marcher tranquillement, sa lui permet aussi de décuver.
Des bourrasques de vent chargés de sable lui griffent les jambes, il ne doit pas être loin de la plage. Il n'aura plus qu'à la longer pour retrouver le ponton auquel il s'est amarré. Ca fait plusieurs jours qu'il traîne dans les parages, il visite ce petit village, une place avec six rues à peine. Des gents souriants, heureux de vivres. Il ne lui en a pas fallut plus pour jeter l'encre. Il a été accueilli à bras ouvert, personnes ne comprend un mot d'anglais, le français n'en parlons pas. Malgré cette barrière, de simples gestes suffisent, au pire tout le monde se tapera un fou rire. En général, lorsqu'ils découvrent le voilier, ils comprennent vite sa situation de voyageur. Les vieux pêcheurs en font souvent le tour, observent les cordages ou l'état de la coque. Ca lui a sauvé la vie une fois, une fissure qui était prête à lâcher, et il ne l'avait pas remarqué. Du coup ils l'ont aidé pour les réparations. Il y a encore des gents généreux sur cette terre.
Il sent enfin ses pieds s'enfoncer dans le sable. La végétation laisse place à une plage argenté par la lune et les étoiles. Encore quelques minutes de marche et il pourra s'affaler sur sa couchette. Petit à petit la luminosité augmente, le ciel se dégrade du gris aux bleus. Le jour ne tardera pas à se lever. C'est pas demain qu'il reprendra son voyage, pour naviguer il vaut mieux partir tôt. Il a l'impression que son chemin n'en fini plus, pense même s'être tromper de route. Mais la silhouette du village se dessine au loin. Sauvé. L'aube embrase doucement le ciel, la nature se pare de dorure. Le Vague-à-bond l'attend au loin, toujours bien acrocché à sa passerelle de bambous. Ca petite maison et surtout son seul compagnons de route. Il accélère, le soleil apparaît à l'horizon. Mais un détail étrange fait irruption dans sa vision panoramique. A la lisière de la jungle, un corps est étalé.
Il y a bien un truc qu'il ne s'attendait pas à croiser pendant ses vacances, du boulots. Tomber sur un cadavre en revenant de soirée à l'autre bout du monde, faut vraiment avoir la poisse. Maxime s'avance doucement essayant de ne pas détériorer de possibles preuves. Reflexe professionnel, les flics en ont pleins. Un homme brun, cheveux mi-long, de type européen, la trentaine à première vue. Sa tenue vestimentaire froissé et déchiré et peut être un signe de bagarre, mais il n'y a aucune traces de sang, juste de la boue. Il s'approche, s'accroupit pour vérifier l'absence du pouls. D'un coup le cadavre se retourne, Maxime sursaute en criant, il en tombe à la renverse, le cul planté dans le sol. Le gars se redresse et ouvre de minuscules yeux interrogateurs sur celui qui vient à priori de le réveiller. Max a tellement l'habitude du pire qu'il se met à confondre les morts et les vivants. Ca va pas, il avait vraiment besoin de vacances. Cette brusque montée d'adrénaline s'estompe dans un éclat de rire. Surtout en voyant le regard d'incompréhension du gars qui vit un bien étrange réveil.

Midi passé, le réveil est dure. Il n'a pas but exessivement pourtant, mais Maxime n'a plus l'habitude des décibels qui attaquent les tympans. La bouche pâteuse il se reconnecte doucement à la réalité. Il n'a pas l'impression d'avoir dormit, il se sent aussi fatigué que la veille. Son inconscient semble lui en vouloir, il lui pourrit ses nuits. Ce n'était pas qu'un songe, la petite vie qu'il s'était construite lui manque. Le Vague-à-bond lui manque. Ca lui fait mal de se l'avouer mais il n'y a pas que ça qui ait laissé un vide. Pourquoi son esprit lui rappel sans cesse cette homme aux yeux claire, sans visage; alors qu'il fait le deuil du plus grand amour de sa vie. Même après la fin de leur LDD (liaison à durée déterminée) il ne rêvait pas autant de lui. Il aimait tellement Ricki, il espéreait le revoir et peut être renouer avec lui à son retour. Il se dégoute. Il a la sensation de le tromper. La journée s'annonce bien mélancolique.


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* 11 *
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Il se retrouve le samedi soir devant le CamerLéon. Il retente sa chance. Cette fois il se poste vers l'entrée, de façon à pouvoir devancer leurs sortis et ainsi les suivre. Il ne tarde pas à voir Faltin gesticulant dans une zone surélevée, surement v.i.p. Une verre à la main droite et une blonde au bout du bras gauche. Il sait faire la fête celui-ci. Loukov n'y est pas, peut être dans une autre salle, peut être même qu'il n'est pas là. Dommage Max aurait préférer l'observer. Il y a peut de chance que Faltin soit la taupe de sa propre organisation. Ce serait étrange mais dans un contexte de défense devant un juré, ça pourrait bien l'aider, surtout si il fait arrêter un plus gros poisson. Le temps passe, la cible bois, danse, disparaît aux toilette escorté d'une amie, il s'amuse. Max attend patiemment un signe de départ.
Il ne l'attendait plus. Loukov se pointe sur les trois heures du matin. Habillé d'un pantalon et d'une veste foncé, bien moins classe que la dernière fois. Il n'avait semble t-il pas prévu de passer dans le coin. Peut être qu'un problème l'a obligé à venir au club, un soucis que l'ivresse de Faltin ne puisse résoudre. A moins que celui ci ne soit qu'un investisseur et qui donc ne mettrait pas le nez dans les affaires du club. Loukov passe les saluer, serre son ami dans les bras longuement, avant de disparaître derrière une porte nommée "personnel uniquement". Maxime trouve que cette accolade s'est un peut éternisé. Il est persuadé qu'il lui a murmuré quelque chose. Mais quoi? Il aurait aimé être une mouche pour répondre à cette question.
Le petit groupe continue sa soirée. Max les observe, ils viennent de se resservir, ils ne partiront pas dans la minute. Il passe rapidement au bar, se commander une bière. Il se fait tout petit, tente de ne pas attirer l'attention. Là, a quelques mètres de lui, Loukov s'entretient avec l'un de ses employés. Il ne les entends pas. Ce n'est pas une grande perte, il voit le serveur préparer un plateau avec sceau de glace, verres et une bouteille de vodka toute neuve. Il s'approche de son patron hésitant à lui tendre le plateau pendant que celui-ci jette un œil à la caisse. Il lève les yeux, récupère le chargement et rejoint la table. Il passe juste derrière Maxime. Il peut l'observer de très prêt, trop. En le voyant il a comme un vague pressentiment, une sensation étrange. Y a un truc qui ne va pas avec ce gars, il le met tellement mal à l'aise. Même si il a perdu l'habitude, il n'y a aucune raison pour que son rythme cardiaque s'accélère autant, a moins que ses vacances lui aient fait perdre le goût du risque.
Tout le monde à rejoint la table, les deux compères semblent discuter sérieusement. Aucune émotion ne trahissent leur échange, visage sérieux et impassibles. Maxime se demande si le procureur lui autoriserait la pose de mouchards, cela lui serrait bien utile. La conversation s'éternise, au bout d'un instant ils restent tout deux muet. La discussion semble close. Faltin claque des mains, se lève et entraîne une jolie brune sur la piste de dance. Il a retrouvé le sourire à l'évidence, mais pas Loukov. Celui-ci enquille verre sur verre. Son regard ne s'attache à rien, il n'a pas reluqué une seule des filles qui l'entourent, Malgré leurs apparences plus qu'alléchantes. Il semble se trouver en pleine réflexion, à moins qu'il est bugé, à l'heure qu'il est, la fatigue doit se faire sentir.
Vers 4h30 l'ambiance se calme, les derniers noctambules commencent à sortir. Leur table ne déroge pas à la règle, les bouteilles se sont vidées. Ils commencent à rassembler leur affaires. Max les devance, en quelques secondes il rejoint sa voiture. Le groupe finit par sortir, il se divise. Les femmes dans un taxi, les hommes paraissent en attendre un autre. Loukov ne tient plus debout, Faltin le sous porte et l'épaule jusqu'à ce qu'il puisse l'installé dans la voiture. Il doit en tenir une sévère, normal après avoir descendu un litre de vodka en deux petites heures. Il les suit, le véhicule ne roule pas longtemps et heureusement pour Max, à cette heure ci il ne peut pas se cacher dans le flux de la circulation, y a personne. Les deux portes s'ouvrent, Faltin fait le tour et rattrape de justesse son comparse qui, à peine le pied par terre perdait déjà l'équilibre. Ils titubent vers un immeuble, passent un temps indéfinis devant la porte, surement un problème de serrure qui bouge. Ca arrive certains soirs. Les deux hommes disparaissent dans les entrailles du bâtiment. Un long quart d'heures plus tard, Faltin redescend avec semble t-il plus de légèreté et remonte dans le taxi. Max continue sa filature, la route l'emmène dans un quartier plus huppé. La voiture stop devant une petite villa entourée de grands murs. Maxime les dépassent, scrutant son rétro, il voit Faltin passer le portail.

Le chemin du retour est interminable. Et pour cause, Max ne cesse de se tromper de route, tournant sur la gauche alors qu'il devait prendre à droite. Il est perturbé, ailleurs. La récolte d'information a était minimes. Faltin est un collectionneur de jupons. Il est capable de disparaître plusieurs fois dans la soirée, mais jamais avec la même fille. Il prend soin de ses amis, il raccompagne même ses employés jusqu'à leur domicile après les soirée arrosées. Quant à Loukov, il semble assez introverti, il ne danse pas, ne se fait pas remarquer. Presque invisible. Par contre il tolère très bien l'alcool, mais ne connaît vraisemblablement pas ses limites.
Maintenant qu'il a leur adresses exactes, il va pouvoir commencer a fouiner un peut plus. Les voir rentrer chez eux ne lui apportera rien, il veut les voir dans leurs véritables écosystème. Il ne serait pas là si ces hommes ne faisaient rien d'illicite. Et puis y a se mauvais pressentiment, il doit vraiment garder un oeil sur ce Loukov. Plus il cherche dans sa mémoire moins il arrive a comprendre d'où il pourrait bien le connaître. Il en est sure, il l'a déjà vu. Sa seul certitude sur cet homme, les disparitions et meurtres coïncident avec son arrivé. Un vrai suspect. Cela donne une idée de son rôle et de sa dangerosité si les soupçons s'avèrent fondés.

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* 12 *
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Lundi matin 10 heure, il s'est prévu de quoi déjeuner et patienter. Ce genre de loustic ne doit pas faire partit des lèves tôt. Gérer des boîtes de nuit doit donner de mauvaises habitudes. Surtout celle de la grasse matinée. Il s'est trouvé une petite place au coin de la rue. De là, il voit l'entrée de l'immeuble, et normalement on ne doit pas trop le repérer. Le tout dans une planque est de ne pas attirer le regard. Il y a beaucoup de véhicules, étales et autres encombrements, ça devraient suffisament retenir l'attention pour que la voiture de Maxime passe aux travers. En tout cas il l'espère. Le bâtiment paraît moins lugubre que de nuit. Une fois les commerces ouverts la vie reprend.
L'attente est interminable. Par trois fois il change de poste, il a ciblé un café à l'autre bout de la rue. 17 heures, il est assis en terrasse, c'est le point de vue idéal. Si Max garde cette position il pourrait se faire repérer, de plus il est trop loin de sa voiture. Il se lève pour filer aux toilettes en vitesse, sa vessie ne veut plus attendre. Au même instant il voit la porte s'entre-ouvrir, Loukov sort d'un pas rapide. Il pleur intérieurement, mais sans perdre une seconde il sort. La cible se dirige vers un taxis, Max rejoint rapidement sa voiture.
Le trajet à était long et pénible, peut de voiture et un circuit décousus. Il part vers l'est, s'arrête à un bureau de tabacs avant de filer de l'autre côté de la ville. On pourrait penser qu'il tente de vérifier que personnes ne leur colle le train. Maxime à un doute, sont ils aussi pro? Le véhicule finit par se garer devant un pub. La Ballade Irlandaise. Il se trouve une place et patiente une demi-heure.
Le nom reflétait bien ce qu'il découvre en poussant la porte. Il vient d'atterrir en Irlande. Même le serveur est roux. Il commande au pif l'une des nombreuses bières proposées. Ses yeux font le tour de la pièce. Loukov n'est pas là. Max regrette de ne pas avoir attendu en voiture. Des voix se font entendre, surement une arrière salle. Il se décide à passé rapidement au toilettes et pose son verre sur une table. A son retour, il se sent doublement soulagé, sa cible s'est posté derrière le bar, visiblement absorbée par des documents. Maxime sort son journal des sports. Il l'a déjà lus plusieurs fois, il va finir par le connaître sur le bout des doigts.
Max ne peut pas le nier, Loukov est un bosseur. Il ne fait pas que gérer le pub, il y est barman. Il fait même la plonge alors qu'il pourrait remplacer le serveur qui frotte la même partie du bar depuis vingt bonnes minutes. La pièce se remplie, une meute de quatre beautés s'installent au bar face à lui. Il discute avec elles mais ne se montre pas intéressé. Observant discrètement son comportement, il sent remonter cet sensation. Il a l'impression de l'avoir rencontré précédemment. Sa façon de se tenir, de se mouvoir. Il leur sourit, gêner. Max sent son cœur louper un battement. Ce sourire. Sa mémoire lui envoie une rafale d'image. Il a chaud, il doit sortir et vite. Dehors il respire à grandes bouffées. C'est impossible, il se trompe. Ca ne peut pas être lui. Son cerveau à fait une erreur, il a mélangé des données. Ca doit être ça, du surmenage, avec tout ce qu'il lui arrive ce mois ci. Il retourne dans la voiture. Aux alentours de 3 heure Loukov ferme les portes, son serveur le prend en voiture. Il les suit, sans surprise jusqu'à son immeuble.

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* 13 *
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Max ne s'arrête plus de rire, il s'est fait tout un film. Cet homme va bien. Il se frotte le front avant de le dévisager. Le pauvre ne sait peut être même plus comment il a atterrit sur cette plage et en plus un inconnu le réveil pour se foutre de sa gueule. Ca lui fera une bonne anecdote a raconter à son retour de vacance. Maxime se ressaisit, il va devoir essayer d'expliquer son geste, et s'excuser au passage. Il espère que son interlocuteur soit anglophone. Un " Mouai ?" à peine audible tant sa voix est éraillé le coupe dans sa réflexion sur les mots a utiliser. Max comprend immédiatement qu'il se trouve face à un français.
_ Un compatriote, c'est encore plus inattendu. Je suis désolé de vous avoir réveillé, mais ça partait d'une bonne intention. Quand je vous ai aperçu, j'ai pensé que vous étiez... enfin voilà, qu'y avait un soucis. Encore désolé, il le regarde perdu à présent, ses yeux s'agrandissent avant qu'il ne se mette lui aussi à rigoler.
_ C'est pas grave, ça m'apprendra a trop picoler et m'endormir n'importe où.
_ Vous n'avez pas réussi a retrouver votre hôtel? Vous voulez un coup de main?
_ Non ça va aller. J'ai la plus belle suite de toute la région pour finir ma nuit, lui sourit-il en montrant la vue avant de regarder le décor. Il remarque le soleil qui pointe. Son sourire disparaît.
_ Si vous restez ici, vous allez griller. Si vous voulez j'allai me coucher, je vous prête mon canapé. J'habite juste à côté. L'homme semble réfléchir, le détaillant des pieds à la tête.
_ Vous êtes sure? Inviter un étranger chez vous ne vous gène pas?
_ A vrai dire je dormirai mieux, j'ai pas envie d'apprendre qu'un européen a été retrouvé mort sur la plage à mon réveil. Ils éclatent de rire tout deux, Max lui tend la main pour l'aider à se relever.
_ Grégory.
_ Maxime.
Il l'aide à se relever. Une fois son sac remis au dos, il suit Max. Pas un mot ne sort pendant les minutes qui suivent. Quand il bifurque en direction du ponton, il n'entend plus les pas de son coloc d'un soir. Une fraction il le pense tomber à l'eau, mais pas de splash. Il se retourne. Grégory s'est arrêté juste avant la première rangée de bambou. Peut être une dernière hésitation, après tout ils ne se connaissent pas. Ils pourraient tout à fait être un psychopathe où un autre timbré dans le genre.
_ Vous avez changé d'avis?
_ Je savais pas que c'était sur un bateau.
_ Mal de mer?
_ Aucune idée. Je n'en ai jamais fait.
_ Ne vous inquiétez pas, il ne bougera pas d'ici avant 48 bonnes heures. Je ne navigue jamais ivre, et les lendemains de cuite je me repose en général. Si vous pensez aux bambous, ils était là bien longtemps avant nous donc ils devraient y être encore quelques jours, sourit-il dans l'espoir d'apaiser ses craintes. Il continu de réfléchir un instant avant d'avancer à pas de velours, comme si le ponton risquait de s'effondrer en cas de chocs.
Max lui fait rapidement le tour du propriétaire. Le Vague-à-Bond est un petit voilier, chaque centimètre est utilisé et il y en a peut. Il commence par le pont en le mettant bien en garde contre les cordages, histoire de ne pas finir sa nuit dans l'eau. Il descendent ensuite dans le salon-cuisine-salle à manger qui pour l'occasion fait également chambre d'amis. L'invité ne bronche pas. Ou il réfléchis au moyen de sortir de là, soit il s'en fou royalement tant qu'il peut dormir. Il continue la visite avec la salle d'eau, trois en un, douche, toilette et buanderie. Tout s'imbrique en moins de deux mètres carré. Grégory n'a toujours pas ouvert la bouche. De retour dans la pièce principal il rabat deux sièges qu'il lui présente comme son lit. Lit d'appoint certes, mais tout à fait convenable pour une nuit. Toujours aucunes réactions.
_ Ca vous vas?
_ Oui, oui, merci. C'est cool.
_ Sur ce, je vous abandonne, j'ai vraiment besoin de dormir. Bonne nuit.
_ Merci , bonne nuit à vous aussi.

Le soleil est déjà haut dans le ciel, le bateau se berce entre ses deux amarres. Max se fait éveiller par le brusque changement du bercement. Il est fatigué mais n'est pas trop mal en point. Il est bien tombé dans ce village, la fête était sympa. Un souvenir lui revient en mémoire. Il a un colocataire. Il se lève et s'habille rapidement. Une fois sortit de sa cabine il se retrouve face au vide, le mec et partit. Après tout il ne lui devait rien. Il observe la pièce, rien ne semble avoir disparu. Un café à la main il prend le soleil. Ca cogne fort mais ça fait du bien.
Le bateau tangue anormalement, il ouvre les yeux. Quelqu'un monte à bord. Un homme aux cheveux sombre, mi-long avec une barbe de plusieurs jours. Le teint bronzé par le soleil. Il avance doucement vers Max, il semble gêné.
_ Salut. Je voulais vous remercier pour le canapé avec un p'tit déj', mais vu l'heure j'ai opté pour le déjeuné.
_ Fallait pas, merci. On va peut être arrêter le vouvoiement. Café?
_ J'dit pas non, répondit-il avec un sourire qui fait frôler la crise cardiaque à Max.
Il n'en revient pas. Il a dormit sous le même toit que cet appolon. Quelques centimètres de moins que lui, le corps musclé juste ce qu'il faut. Sa chevelure ébène laisse enrevoir un regard claire dont Maxime n'arrive pas a distinguer la couleur. Il devait vraiment être fatigué pour ne pas avoir remarqué sa beauté la veille, sinon il l'aurait surement dévoré pendant la nuit.


Chap 14


Son réveil est humide. Il a les larmes aux yeux. Ce rêve est pourtant un bon souvenir, il devrait l'être. Maintenant il comprend son malaise en présence de Loukov. C'est cheveux son plus court, rasé de prêt et sa peau bien plus pâle. Mais ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau. A moins que Greg soit Loukov, mais il ne veut pas penser à cette hypothèse. A ce qu'il paraît on a tous un sosie sur terre, c'est peut être le sien. Aujourd'hui, il va passer sa journée derrière Loukov, il veut voir son visage en gros plan. Il doit se rassurer, ce n'est pas Greg.

Il arrive à 8h00 dans sa nouvelle rue de prédilection. Il commence par se poster au café, cette fois il a prévu beaucoup de lecture, tant qu'a faire. Il ne connaît pas encore bien les habitudes de sa cible mais les probabilités qu'il fasse partit des matinaux sont faibles. Il commence sa surveillance, tous les volets de l'immeuble sont ouvert, sauf ceux du quatrième étage. C'est peut être son appartement ou celui d'un autre noctambule.
A 10 heure la porte de l'immeuble s'ouvre. Loukov sort de son nid. Max ne perd pas une seconde, il range ses journaux et le suit. Aucun taxi ne l'attend, ni de collègues ou autres. Il marche, contourne le pâté de maison. Il ralentis, s'arrête et fouille ses poches. Un éclat apparaît entre ses doigts. Des clefs. Maxime en croit pas ses yeux, il doit vite retourner à sa voiture et ce sans se faire remarquer par les gents du coin. On sait jamais, ils pourrait connaître Loukov et lui raconter cet étrange scène avec le gars qui traine dans le coin en ce moment. Il arrive à sa voiture juste a temps pour apercevoir la voiture dans la quelle sa cible est montée traverser le croisement. Il a de la chance, sa filature commence.
Il entame le trajet, direction l'extérieur de la ville. Le véhicule fini par se garer sur le parking d'un fournisseur pour professionel de la restauration. C'est le patron qui fait les courses. Max attend, il a stationné sa voiture sur un parking voisin. Une bonne heure plus tard, il sort enfin, son immense caddie est surchargé de cartons d'alcool, qu'il réussit tant bien que mal a faire rentrer dans sa petite citadine. Il repart.
Loukov se gare dans la ruelle à l'arrière de La ballade Irlandaise. Il commence a décharger. Maxime cherche une place dans les environs, il en trouve une avec une toute petite vue sur l'entrée. Il commence à patienter, il ne peut pas y aller maintenant, ce serait suspect. En passant dans la rue il a croisé une boulangerie, il fil s'acheter un sandwich. L'attente risque d'être longue, surtout si il reste jusqu'à la fermeture.
Vers13 heure, un employé passe les portes, finissant par revenir avec des baguettes plein les bras. La pause casse-croute surement. Les clients sont en majorité repartis travaillé, seul quelques groupes subsistent. Max a loupé le coche pour y boire sont café, il aurait dût y rentrer quand le bar était plein. Seul alternative, se poster dans l'un des autres bars d'en face. Il trouve la place idéal, de là il peut même voir ce qu'il se passe à l'intérieur du pub. Il peut observer Loukov, qui à l'évidence tient le comptoir pendant que son équipe a disparus en arrière salle, surement pour déjeuner.
En fin de journée, le monde commence a affluer. Les gents ont besoin de décompresser après une journée de travail. A croire que du côté dit civilisé de cette planète personne n'est heureux, ils ont besoins de boire pour sourire. Les visages sont morose, les démarches sont lourdes. Cette ambiance lui donnerait presque le cafard, surtout depuis qu'il a voyagé. Il repense à son voyage, ces être humains simplement heureux de vivre, d'être en famille. Ces souvenirs lui réchauffent le coeur. Ne restant plus beaucoup de tables libres, Max se lève, il compte bien en utiliser une.
Il y a passé trois bonne heures, goûté trois bières différentes. Il va finir par les avoir toutes testé. Il a observé Loukov toute la soirée, il bosse encore et encore. Le pub fonctionne à merveille, il fait le plein et les employés suivent sans accros. Max n'a pas réussi a le voir de prêt, il s'est imaginé s'adresser à lui pour la commande de sa deuxième bière, mais s'était trop risqué. Si cet homme est physionomiste, il finirait par remarquer la filature. Leurs regards se sont croisé une fois. Pas suffisament longtemps pour éradiquer cette pensée qui l'obsède. Cet individu est Greg ne font ils qu'un?
Aux alentours de deux heure du matin, la clientèle a presque vidé le pub. Seul deux petits groupes s'accroche encore au comptoir. Les employés s'affairent aux rangements et nettoyages, le patron y compris. La porte fini par se refermer derrière les derniers irréductibles, les lumières s'éteignent les unes après les autres. Max se gare à l'entrée de la ruelle, l'arrière de la voiture de Loukov en vue. Au bout de quelques minutes celui-ci passe la sortie du personnel. Il grimpe dedans et prend la route.

Maxime le suit à distance, s'interrogeant sur leurs destination. Il roule dans la direction opposée à son domicile. Ils se retrouvent dans un quartier assez huppé. De jolies petites villas espacées les unes des autres par des jardins bien entretenues. Loukov stationne sa voiture sur une place libre le long d'un mur. Max les phares éteints l'observe de loin. Il le voit continuer à pieds, il se gare, prend ses affaires et le suit en restant un maximum à couvert. Sa cible a déjà bifurqué sur la droite, Il se précipite mais ne franchit pas l'angle de la rue dans l'immédiat. Il pourrait profiter de cet instant pour vérifier ses arrière, vus l'heure c'est le moment idéal, le quartier est vide. Il hésite un instant puis il tend légèrement la tête dans l'angle mort. Loukov est sur l'autre trottoir, il avance d'un bon pas. Il n'a pas l'air de surveiller ses arrières, un homme serein, n'ayant rien a se reprocher. La ballade dure dix bonnes minutes, ils traversent le quartier résidentiel à pied, a croire qu'il aime les promenades à la belle étoile. A ses trousses, Max commence a se poser des questions.
Loukov stop enfin devant un grand portail en fer forgé. Le genre a cacher une grande maison avec terrain arboré. Il fait mine de fouiller ses poches, hasardant son regard à droite puis à gauche. L'attitude change du tout au tout, c'est celle du gars qui se prépare a faire une connerie. Max tire rapidement son appareil photo de sa poche, vérifie que le flash ne soit pas enclenché. Il vise et appuie sur la gâchette. Il observe la scène au travers du viseur. Il le voit escalader sans aucun bruit le portail. Heureusement qu'à cette distance il ne peut entendre le click qui ne cesse de résonner. Loukov disparaît dans l'enceinte de la maison. Moment de doutes, le suivre où attendre qu'il réapparaisse?
A peine quelques secondes et il ne tient plus. Max s'avance sans bruit, longe le mur. Il s'aide du grillage des voisins pour avoir une vue de la propriété. Il cherche sa cible, aucun mouvements ne lui sautent aux yeux. Par contre une baie vitrée entre-ouverte fini par attirer son attention. Le stresse monte, que fait-il là, dans cette baraque qui visiblement ne lui appartient pas? Une peur s'invite, et si il était sur le point d'assassiner les propriétaires, un cambriolage ne tient pas la route avec sa situation. Les mots de Privot lui résonnent aux tympans: "ne prenez aucunes initiatives" et pourtant ça lui brûle les doigts. Il n'est pas du genre a regarder un crime sans bouger le petit doigt. Mais arrêter ce mec pour une intrusion dans un domaine privé serait du gâchis. Max sert les fesses à l'idée de ce que ce monstre pourrait faire, surtout si il est l'auteur des actes de tortures dont les victimes ont souffert.
Une vive lumière attire son attention. Un flash se fait observer à travers les volet de l'une des fenêtre de l'étage. Quelques seconde plus tard un autre, mais derrière les volet suivants. Maxime avale sa salive, son cauchemar se mêle à la réalité. Son corps tremble, cet homme a t-il tué des innocents sous ses yeux? Avec un silencieux on ne verrait que la lumière de l'explosion... Il attend, se répétant de ne pas éclater la gueule de sa cible quand elle ressortira. Ce qu'elle fit dans la minute qui suit, tranquillement comme si de rien n'était. Max descend de son promontoire avant de se cacher derrière un suv. Loukov passe le portail et reprend son itinéraire sans même un regard en arrière. Gamont prend un cliché du nom sur la boite aux lettre, Mr et Mm Mézien et leurs enfants. Il a un haut le coeur à l'idée de la tragédie qu'il vient surement de se produire. Il espère faire fausse route. Il continu sa filature jusqu'aux voitures et enfin jusqu'à l'immeuble. Max n'arrive pas a desserrer sa mâchoire et ses poings. Une seule envie, grimper les escaliers et le passer à tabac. Mais avant de le juger coupable, il va devoir demander au procureur des nouvelle de cette famille. Demain à la première heure il sera fixé.


Chap 15


Ils se sont installés dans la cabine de séjour, le soleil cogne trop fort pour rester sous ses rayons. Maxime s'occupe de la cafetière, il s'agit de ne pas faire peur à son invité en le fixant un peut trop intensément. Ce gars est une bombe. Personne ne claquerait sa porte au nez de cet homme. Ce visage aux traits fins et son regard si brillant qu'il n'en a toujours pas distingué la couleur. Il se sent rougir, il prend tout son temps.
_ Vous ramassez souvent des inconnus pour leur offrir le gîte et le couver?
_ Tu s'il te plait, ça fait étrange le vouvoiement. Et pour répondre à ta question, non c'est la première fois. Sauf si ça peut devenir une galante compagnie, rigole t-il en se retournant pour servir les tasses. Son rire est suivit, ça le détend. J'ai une question qui me brûle les lèvres, comment t'es tu retrouvé sur cette plage hier? J'admet qu'elle est belle, mais au point d'y dormir avec ce temps? Y a des limites.
_ Pas très compliqué, je n'ai pas croisé d'hôtel mais j'ai trouvé l'endroit sympa, donc je m'y suis posé et je me suis endormi sous les étoiles.
_ Mais comment t'es arrivé là, y a pas vraiment de touriste dans le coin, faut aimer l'aventure ici. Et désolé de te l'anonncer mais tu ne semble pas très équipé pour.
_ Carrément, j'avoue, j'ai trop regardé la télé, ça parraissait simple à l'écran. Je suis parti sans aucune préparation. Au début je voulais juste me balader à la journée mais où que j'aille, y avait plein de touristes. Alors j'ai acheté une carte de la région, un sac, des bidons pour l'eau et j'ai choisis une route. Résultat, road trip à la Robinson Crusoé.
_ Mais t'es parti tout seul? Ce genre de chose ça se fait entre potes ou au moins avec un guide. C'est dangereux de partir seul. Et ça devait pas être très rassurant. C'est pas la première fois que tu fait ça, non?
_ J'avait besoin de me retrouver seul, de prendre de véritable vacance. Faire une vraie coupure. Mon médecin m'a conseiller de prendre du recul, du repos loin de toutes mauvaises habitudes. Mon boulot est plutôt stressant, prenant, je suis obligé de ramener du travail à la maison. J'ai l'impression de faire du H 24. Alors j'ai posé tous mes congés et atterrit dans la région. Au début dans une station touristique, mais l'ambiance est loin d'être reposante, j'ai craqué le quatrième jour. Après mes emplettes j'ai pris la route. J'ai suivi les chemins, m'en écartant pour camper, c'était sympa. Un peut compliqué parfois comme en témoigne mes fringues mais ça m'a plus. Et toi comment t'as atterri ici?
_ A croire que tous les français craquent, ricane t-il. Suite à une séparation difficile est quelques ennuis au travail, j'ai décidé de prendre le large, au sens propre. J'ai tout plaqué, tout vendu et choisi cet partie du monde. J'y ai acheté ce voilier et me suis mis à visiter les côtes de la région. Je ne met les pieds sur terre que dans de petits villages comme celui-ci. Je fais le plein de vivres, je rencontre un peut la population. Ca m'arrive de passer une soirée dans des villes un peut plus peuplé en touristes, histoire de m'amuser, mais je me sent mieux dans ce genre d'endroit. Je pense entamer mon troisième mois de navigation, je crois. En espérant que ce qui suit se compte en années.
_ T'étais marié? des enfants? Désolé si c'est trop indiscret, je suis toujours très curieux, à ces mots Max éclate de rire, l'idée des enfants surtout.
_ Non, heureusement. En plus avec des enfants je ne serai jamais parti. C'est juste qu'on était ensemble depuis des années. On bossait et vivait ensemble. On a fini par se bouffer. Surtout moi. Je suis assez jaloux, et j'ai commencé à lui faire des scènes pour tout et n'importe quoi, même au taff. Il a été très patient, mais il a fini par abandonné, il ne supportait plus mon comportement. Maintenant je m'en rend compte et je regrette beaucoup de choses. Greg le regarde droit dans les yeux, comme gêné.
_ Tu... Ne le prend pas mal, mais tu es gay?
_ Heu oui, désolé si ça te choque. Mais oui mon ex est bien un homme. Par contre, t'inquiètes pas, j'vais pas te violer, réplique t-il en essayant de prendre un ton léger. Ca lui fait du bien de parler en français et du coup d'être comprit, intérieurement il prie pour que ça continue, que ce ne soit pas un putain d'homophobe.
_ Non, non. Les gents sont libres d'aimer qui ils veulent tant que ça reste réciproque et dans le respect d'autrui. Je ne porte jamais de jugement sur les sentiments. C'est juste que je comprenais pas le "il", j'ai crus que tu faisais des erreurs. C'était étrange, et je t'imaginais bien au bras d'une jolie blonde, finit-il par rire.
_ Il était châtain très très claire, ricane t-il. Désolé si j'ai était un peut brusque mais un nombre incalculable de gents fonts genre que ça ne les dérangent pas. Pourtant les regards changent. Et les soit disant amis qui sont gênés à la simple idée de se faire une accolade. La civilisation crée beaucoup de barrières.
_ Non franchement, tant que ça ne concerne pas des gosses où des animaux, y a pas de raison que ça me gène. De plus je pense savoir me défendre. Je ne te juge aucunement.
_ Un compatriote ouvert d'esprit, ça fait plaisir. Et maintenant tu va reprendre ta route? Quelle direction? questionna t-il pour changer de sujet.
_ Aucune idée, suivre la côte je pense, dit-il en sortant une carte de sa poche sur la quelle il pointe une ville du doigt. Je doit être là-bas dans dix jours maximum. On verra bien, je me laisse porter par le vent.
_ C'est pas loin, pour ce trajet tu devrais mettre environ six jours. Ca te laisse le temps de visiter, y a plein de sublimes petites criques dans le coin.
_ A méditer. Et toi tu reste ici ou tu continus je ne sait où?
_ Ma foie, j'en sais rien non plus. Je me suis arrêté ici pour acheter quelques provisions. Je devais prendre la mer aujourd'hui, je pensais qu'à mon réveille l'idée me viendrait. Mais on dirait bien que non. Tu veut faire un bout de trajet à bord, je te dépose?
_ Du bateau-stop? J'ai jamais navigué. Ca te dérange pas?
_ Non, ça me donne le début d'un itinéraire, sourit-il.

Ils passent la fin de l'après midi à parler. Le départ est prévu à l'aurore, tout est prêt. Ils se couchent tôt. Maxime met un temps interminable à s'endormir, il pense à la situation. Ce beau goss dort paisiblement juste derriére la cloison. Il n'a pas tiqué sur son penchant sexuel, il a même décidé de faire un bout de chemin avec lui. Ce mec est très large d'esprit. Il regrette presque de lui avoir proposé, il n'a pas réfléchit aux conséquences. A chacune de ces paroles, gestes et mimiques il le trouve de plus en plus intéressant. Mais 48 heures à ses côtés risque de le faire craquer. Max espère qu'il n'est pas du genre à se promener en caleçon toute la journée... Manquerait plus que ça.



.... La suite arrive...


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MessagePosté le: Jeu 18 Mai - 15:08 (2017)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 15 Jan - 02:03 (2018)    Sujet du message: Romans m/m Répondre en citant

Sarah bonsoir.


Elle arrive quand ? Je suis impatiente de la lire.


Cordialement,


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